Historique

Historique de la HACP

La Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP) est une institution de mission rattachée à la présidence de la République chargée de l’analyse prospective, de la prévention et de la gestion des crises et conflits. Elle met également en œuvre ses projets relèvement sur Fonds propres.Elle reçoit des financements UE, NU et d’autres partenaires (suisse, Danemark).L’institution est dirigée par un Président qui a rang de ministre et qui est membre de droit du Conseil National de Sécurité. L’Institution a été crée en 1995 pour suivre la mise en oeuvre des accords de paix de 1995, et des autres protocoles additionnels à ces accords intervenus en 1998.

A l’origine en 1995, lors des négociations un comité paritaire composé des représentants de la rébellion (5 membres) et du gouvernement (5 membres) servait de structure administrative de suivi des accords. Ce comité a été transformé en administration permanente avec un Haut Commissaire à sa tête.  C’est cette administration appelée alors le Haut Commissariat à la Restauration de la Paix qui est devenu la HACP.

Les accords de paix étaient articulés autour de trois volets.

  1.      Un volet concernait l’insertion des ex-combattants dans les Forces de défense et de sécurité, les administrations publiques et les écoles.
  2.     Le deuxième volet avait trait à la décentralisation et le transfert des compétences aux collectivités territoriales. Il prévoyait la création des circonscriptions spéciales dans les zones nomades.
  3.    Le troisième volet se proposait d’accélérer le développement économique et la reconstruction des régions touchées par les rebellions.

La mise en œuvre de ces axes des accords de paix inspire, vingt ans après, le programme de la HACP.

Au titre du premier volet des accords, la HACP continue à militer pour la discrimination positive dans les nominations et à ce titre elle a été autorisée à nommer des chargés de missions et des délégués régionaux dans les zones vulnérables du point de vue sécuritaire. Ces individus sont salariés mais restent dans leurs campements et villages respectifs ou ils constituent les relais de la HACP. Ils participent à la veille sécuritaire dans leurs zones.La HACP sous cet axe organisent des Fora, des audiences foraine, crée des cadre de concertation. Des caravanes de la paix sillonnent les régions sensibles pour des missions de sensibilisation et d’explication de la politique de l’état. Toutes ces rencontres permettent aux pouvoirs publics de prendre la température.

De même, le deuxième volet des accords, la décentralisation,a entrainé l’émergence d’une classe d’hommes politiques locaux issus des rebellions. Notre action appui les communes issues de la décentralisation. La HACP a une zone d’intervention limitée à 73 communes.

Nord Tillabéry voisinage du Mali. Dans cette zone elle s’attaque aux causes de l’insécurité et aux conditions favorisant le recrutement par les organisations terroristes des jeunes. Très clairement ce sont les problèmes de terres, les conflits éleveurs agriculteurs liés à la proximité du pouvoir d’Etat.

Le Nord Tahoua qui est une terre de trafic à la rencontre des trois frontières, zone par laquelle les trafiquants pénètrent sur notre territoire.

La région d’Agadez avec ses problèmes traditionnelles : zone de rébellion, frontière avec la Libye, le Tchad (BET Tibesti) et l’Algérie. Enfin les 12 communes de Diffa frontière du Nigeria et lac Tchad.

Dans la mise en œuvre du troisième volet la HACP exécute des projets de relèvement qui ont la particularité d’avoir des impacts immédiats afin que les communautés des zones sensibles touchent aux dividendes de la paix. C’est ainsi que des activités génératrices de revenus (AGR) ou des travaux à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) sont organisées au profit des jeunes, des femmes et des autres groupes vulnérables. Ces activités au profit des communautés rapprochent les administrés des administrations publiques et renforcent la crédibilité et la légitimité de l’état.

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